LES VIOLETTES
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Acceptez, Madame, ces jolies violettes.
L'amitié, ni l'amour ne s'achètent.
Par ce geste peuvent naître des sentiments,
Ils ne sont, certes, pas souillés par l'argent.
Cette délicate attention, à la fois pure et honnête,
Seul le coeur peut la reconnaître.
Elle ne saurait mentir, porteuse de douceur
Insensible, vous ne connaîtriez jamais ce bonheur.
L'amitié s'élargit sur un parterre de fleurs.
Un oiseau chante dans l'arbre, un air siffleur.
Une source coule doucement, et offre son eau
Aux assoiffés qui ne trouveraient plus leurs mots.
Elle prospère, et peu à peu devient tendre.
Réceptifs sont ceux qui veulent l'entendre.
On crie : "Au secours", et elle accourt.
L'amitié, c'est un peu comme de l'amour.
Alors que de son poids pèse le silence,
Elle allégeait les malheurs, les absences;
Soignait les coeurs meurtris par les drames,
Séchait les larmes, et donnait de la joie à l'âme.
L'absence devient vite une carence,
Pour l'ami qui part avec ses références;
Celui-ci ne sera jamais plus remplacé,
Il était le meilleur; il ne sera pas oublié.
Acceptez, Madame, ces jolies violettes
De beauté, de tendresse, elles sont faites.
Elles portent le message de l'amitié,
Et pourtant, elles sont fanées à moitié.
BLEDOR
Sur l'amitié
(9 novembre 2009)
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GRISON Raymond (pseudo BLEDOR) Présent sur YouTube (bledor91), Dailymotion (element8), et Facebook
Voici une de mes maximes :
Plume aiguisée ne fait pas que chatouiller,
Elle sait aussi écorcher de l'autre côté.