Grison

Age: 62 Inscrit le: 02 Mai 2009 Messages: 244 Localisation: EVRY 91000 (France)
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Posté le: Ven Juin 19, 2009 8:49 pm Sujet du message: Inconscience |
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INCONSCIENCE
Comment peux tu rire, toi l'être humain?
Nous avions confié la Terre entre tes mains.
Vois ce que tu en as fait, être malsain!
De toutes ces beautés il ne reste plus rien.
Nous t'avions cédé une eau douce et limpide.
Tu l'as toute souillée dans tes usines stupides.
S'écoulant doucement de ces hautes montagnes,
Où tu as planté, çà et là, tes mâts de Cocagne.
Quittant ta grotte, tu as construit cette maison,
Qui blesse le regard et masque l’horizon.
Dans ces prés verdoyants, la vaste campagne,
Où tu aimais t'ébattre avec ta belle compagne.
L'inutile tu le jettes. L'air devient irrespirable.
Ne vois-tu autour de toi comme tout est misérable?
Comment peux-tu vivre parmi de tant de déchets?
Garde bien à l'esprit que c'est toi qui les a fait.
Dans chacun de tes actes, le sol tu contamines.
Tu supprimes la vie. De quoi ton coeur s'anime?
Répandant des toxines, que tu n'as pas testées,
Destinées aux insectes, l'atmosphère empestée.
Tu seras puni, car tu es le seul à blâmer
Les rayons du Soleil sont là pour te chauffer
Nul besoin de ces arbres, que tu as abattus
Il te faudra en replanter, gémir ne suffit plus
Sur quelle pente suicidaire t'es-tu précipité?
Il n'y a vraiment pas de quoi te féliciter.
Face aux maladies tu n'auras pas de repos.
Ton extinction suivra celle des animaux.
Et tous ceux que chaque jour tu consommes,
Est-ce bien nécessaire de les sacrifier, en somme?
L'autruche, qui dans le trou cache son oeil,
Comme celui de Caïn accompagnera ton deuil.
Et si demain la faim te tenaillait le ventre
Tel cet ogre des contes qui sortait de son antre
N'en viendrais-tu pas à dévorer tes propres frères
Perdant l'esprit, tu te complairais dans l’enfer.
Ta cupidité te fit détruire bien des richesses
Mais tu as le confort pour asseoir ta paresse
Le gain de quoi puisque tu auras tout perdu
Si autour de toi les oiseaux ne chantent plus
De l'or au pétrole, tu fixes une valeur à tout
Ces minéraux, en fait, ne valent rien du tout
Ce qui distrait ton esprit détruit la Terre
Te paraît aujourd'hui bien plus que nécessaire.
Tu crées des objets beaucoup trop artificiels
Qui partent en fumée, s’éparpillent dans le ciel
Les richesses sont ici, regarde autour de toi
Te côtoient depuis toujours, mais tu ne les vois pas
Maintenant ton monde vit dans les catastrophes
Pourquoi à la fatalité adresses-tu tes reproches?
La nature se déchaîne, tu ne sais plus où te poser
Mais, à cela, c'est avant qu’il fallait y penser.
Pauvre Terre souillée, êtres blessés, agonisants
Quel héritage vas-tu donc laisser à tes enfants?
Déracinant, brûlant, le peu qui reste s’est anémié
Tu t'es fait le bras de la calamité.
Par besoin, s'il en est, surtout par inconscience
Tu ne dois pas, pour te sauver, compter sur la science.
Tu changes des pièces usées, où d’objets obsolètes
Prends garde! Tu n'as pas de rechange à ta planète.
BLEDOR _________________ GRISON Raymond (pseudo BLEDOR) Présent sur YouTube (bledor91), Dailymotion (element8), et Facebook
Voici une de mes maximes :
Plume aiguisée ne fait pas que chatouiller,
Elle sait aussi écorcher de l'autre côté. |
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